La cigale et la fourmi ou l'art de procrastiner

Jamais cette fable n'a eu autant de sens que depuis cet été. Fin mai, en terminant mon diplôme d'études collégiales, j'étais remplie de belles ambitions. Me préparer à mon examen de l'ordre des infirmiers et infirmières du Québec, qui  aura lieu à la mi-septembre. J'avais décidé d'entreprendre mes études, et ce, dès le début juin. Je pensais me donner un petit deux semaines de répit afin de permettre à mon cerveau de relaxer un peu.

J'ai donc créé un horaire qui me permettra de faire le tour de mes trois ans d'études sans trop me dégoûter. Quelle fierté j'éprouvais lorsque je regardais mon calendrier! Bien structuré, censé et surtout réaliste. Je mis le tout de côté afin de vraiment avoir la sensation d'oublier les études pour ces deux petites semaines. Un vrai repos pleinement mérité.

Et puis un matin, je me lève et la date sur le calendrier m'indique presque en lettres fluorescentes la date butoir. Déjà? Ces deux dernières semaines s'étaient passées à la vitesse de l'éclair. D'autant plus que nous avions tous entrepris notre nouveau métier d'infirmière. Formation, réunions ou encore orientation ont été nos occupations de ces derniers jours.

Bof! Encore une petite semaine de repos. Pas vraiment grave, je n'ai qu'à déplacer quelques petites études ici et là et tour est joué. Tant qu'à y être, pourquoi ne pas retarder le tout pour début juillet? Profiter du soleil avec ma famille. Après tout, si je suis trop fatiguée, les études ne seront pas très productives! Accordé !!  Mais voilà qu'après quelques jours, le remords me prend. Je contacte mes consoeurs qui m'avouent qu'aucune n'avait entamé leurs études. Super, mon remords est parti aussi vite qu'il est venu!

Oups! Déjà juillet? Ah non! J'ai oublié de mettre dans mon horaire les nombreuses parties de basket de mon fiston. J'ai toujours été sa plus fidèle fan. De plus, il vient d'apprendre qu'il fera le club de basket-ball qui représentera l'Estrie pour les jeux du Québec qui se dérouleront début août à Sept-Îles. Bien qu'il soit immense pour son âge (14 ans et 1m 83) je crois que la présence de Maman est toujours bien appréciée. Bon pas de panique. Je vais sûrement trouver un compromis. Comment organiser son temps? Je suis prise entre mes 5 quarts de travail semaine, la maison, les études et surtout la famille. Pas de panique! Il reste quand même deux mois et demi. Solution? Ouvrir mes bouquins dès que j'ai un petit moment de libre. Allez ma vieille, tu es capable.

Début août et je n'ai pas encore ouvert mes livres. Disons que les temps libres se font vraiment rares et je me rends à Sept-îles pour 4 jours avec mon conjoint et ma fille afin d'encourager mon sportif préféré.

De retour de notre petite escapade, je me sens prise d'une immense panique. Mon calendrier m'indique qu'il me reste plus qu'un mois avant ce fameux examen de l'ordre et nous commençons l'université fin août. Ressaisis toi ma vieille ! Pas ne panique !«Opération études» doit débuter. Mes bouquins doivent devenir mes plus fidèles compagnons, m'accompagnant même à mon travail, pour mon heure de repas et mes quelques minutes de pauses! Intense ? Mais que voulez-vous ! La cigale ayant flâné tout l'été, se trouva fort dépourvu lorsque l'école fut venue. Vous flâniez ? J'en suis fort aise. Eh bien! Étudiez  maintenant.  



Article ajouté le 2007-09-30 , consulté 45 fois

Commentaires


Patate22 le 18/10/2007 à 03:17:23
Félicitation!
sugrou le 11/10/2007 à 05:03:02
bonne chance à vous tous. Le resultat est bien souvent plus mérité qu'on ne le pense.

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